hum

Blog mort

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# Posté le samedi 09 décembre 2006 19:01

Modifié le vendredi 19 janvier 2007 18:55

Les 20 choses qui n'arrivent que dans les films américains:



1. Dans une maison hantée, les femmes recherchent l'origine des bruits étranges en portant leurs plus beaux sous-vêtements.

2. Pourchassé dans une ville, vous aurez toujours la chance de pouvoir vous dissimuler au milieu d'un défilé de la Saint Patrick, n'importe quel jour de l'année.

3. Tous les lits ont des draps spéciaux qui s'arrêtent au niveau des aisselles de la femme mais seulement au niveau de la taille de l'homme allongé à ses côtés.

4- N'importe qui peut facilement faire décoller un avion, pourvu qu'il y ait quelqu'un dans la tour de contrôle pour lui donner l'autorisation de partir.

5- Le système de ventilation de n'importe quel bâtiment est le parfait endroit pour se cacher. Là, personne ne pensera à vous trouver et en plus vous pourrez accéder a toutes les pièces de l'édifice sans aucun problème.

6- Tu survivras très probablement à toutes les guerres à moins que tu ne commettes la fatale erreur de montrer à quelqu'un la photo de ta bien-aimée qui t'attend sagement à la maison.

7- Un homme se prendra les plus terribles coups sans broncher, mais sursautera quand une femme tentera de nettoyer ses blessures.

8- Le chef de la police est toujours Noir.

9- Au moment de payer le taxi, ne regardes jamais dans ton portefeuille pour sortir un billet: prends un billet un au hasard et tends-le : C'est toujours le prix exact.

10- Les cuisines ne sont pas équipées de lumières. Quand vous pénétrez dans une cuisine en pleine nuit, ouvrez le frigo et utilisez sa lumière à la place.

11- Pendant une enquête de police il faut forcément passer au moins une fois dans un club de strip-tease.

12- Une simple allumette suffit pour éclairer une pièce de la taille d'un terrain de foot.

13- Même si vous conduisez sur une avenue parfaitement droite, il est nécessaire de tourner vigoureusement le volant de droite à gauche de temps en temps.

14- Un homme visé par 20 hommes a plus de chance de s'en sortir que 20 hommes visés par un seul.

15- La majorité des gens gardent un album rempli de coupures de journaux; particulièrement si un membre de leur famille est mort dans un étrange accident de bateau.

16- Ne vous tracassez pas si vous êtes en nette infériorité numérique dans un combat d'arts martiaux: vos ennemis attendent patiemment de vous attaquer un par un, en dansant d'une manière menaçante autour de vous, jusqu'à ce que leur prédécesseur soit au sol.

17.Lors d'une conversation très émouvante, au lieu de parler en regardant votre interlocuteur, placez-vous derrière lui et parlez à son dos.

18- S'il y a un malade mental psychopathe en fuite, cela coïncide en général avec un orage qui coupe le courant et les communications téléphoniques dans les parages.

19- Toutes les bombes sont connectées à un chronomètre à gros affichage rouge, afin que tu puisses savoir exactement quand il est temps de te tirer.

20- On peut toujours se garer en bas de l'immeuble ou l'on veut aller.

ET

Les blondes sont anorexiques avec un 95D !

# Posté le mardi 17 octobre 2006 16:22

La fille au violoncelle

La fille au violoncelle
Février 1942. Une jeune femme, encombrée d'un
étui de violoncelle qu'elle sert maladroitement
contre elle, monte dans le tramway de Pessac à
Bordeaux. Elle se dirige à l'avant du tram, là où
restent toujours des places libres, en provoquant
sur son passage les quolibets obscènes des
ouvriers de la base de sous-marins et les
grognements des autres passagers, endormis et
frigorifiés, qu'elle heurte de son volumineux
bagage.
Elle finit par s'asseoir près d'une fenêtre, tenant
toujours son étui de violoncelle serré contre son
corps. En face d'elle, un jeune homme portant des
lunettes de myope l'a observé pendant qu'elle
s'asseyait mais, par timidité, il a détourné la tête
dès que le regard de la jeune femme a croisé le
sien et il semble maintenant complétement
absorbé par la banlieue bordelaise qui défile.
A son tour, elle l'observe et, très vite, s'aperçoit que
le jeune homme la regarde dans le reflet de la vitre
du tramway. Par jeu et par défi, elle le regarde à
son tour dans le même reflet et lui sourit. Le garçon
rougit mais continue à faire semblant de regarder
dehors. Alors, de son index ganté de laine, sur la
buée de la vitre, juste à la hauteur des yeux du
jeune homme, elle écrit son prénom : Clara
Lui, écarlate, parvient à rester imperturbable, et ne
la regarde même pas lorsque, arrivée au
conservatoire, elle descend du tramway.
Le lendemain matin, les ouvriers de la base de
sous-marins reprennent de plus belle leurs
commentaires grossiers sur le passage de Clara.
L'un d'entre eux, un petit bonhomme à casquette,
aux joues couperosées, écarte de façon obscène
ses jambes en bleu de travail pour imiter la position
des violoncellistes.
Mais Clara est déjà assise en face du jeune homme
aux lunettes de myope. Juste au moment où il va
recommencer son manège de la veille et se
mettre à regarder le paysage, elle lui dit
bonjour d'une voix enjouée.
Alors il la regarde. Alors ils se regardent.
Interminablement. Et sans dire un mot, juste dans
ce regard échangé, ces deux-là se racontent, ils
s'offrent leurs enfances, ils ne se connaissent pas
mais se savent déjà et se boivent des yeux.

Elle bougea la première comme on brise un cristal.
Elle lui tendit la main mais, en faisant ce
mouvement, le bras de l'étui de violoncelle se
déplaça et l'étoile apparut.
Le jeune homme rougit en lui serrant la main,
comme s'il l'avait vue nue.
Génée de le gêner, elle lui parla.
Elle étudiait le violoncelle au conservatoire
de Bordeaux et avait constitué avec d'autres
élèves un orchestre à cordes. Elle lui montra
la partition de l'oeuvre sur laquelle elle travaillait.
Il ne connaissait rien à la musique, alors elle
lui expliqua qu'il s'agissait d'un quatuor de Haydn,
appelé L'empereur, devenu l'hymne allemand.
A cette évocation, il ne put s'empécher de
regarder l'étoile jaune, et lui dit : "ça doit être
un très beau morceau pour que vous l'aimiez malgré tout..."
Elle répondit : "Il n'y a pas d'autre mélodie au monde."
Elle était arrivée.
Comme elle allait se lever, il lui attrapa la
main, dans un geste de brutale tendresse,
en criant presque : "Attendez..."
Il avait trop de choses éssentielles à lui dire,
alors il balbutia : "Je veut que vous sachiez que...
j'aimerais tant vous regarder dormir..." Elle sourit
en essayant de dégager sa main, mais il s'accrochait
à elle comme un noyé et, juste pour prolonger
l'instant, il continua bêtement sa phrase :
"J'aimerais vous regarder dormir, et puis...
et puis, tout doucement, soulever votre visage,
retourner votre oreiller et vous reposer tout
doucement du côté frais..."
C'était puéril... c'était puéril, mais Clara était
en larmes en decendant du tramway.
Le lendemain, le jeune homme entendit roter
puis rire les ouvriers de la base sous-marine,
mais attendit en vain la jeune fille.
Il ne la vit pas non plus le lendemain...
Ni les jours suivants.
Au bout d'une semaine, il descendit du tramway
à l'arrêt du conservatoire et alla demander
au concierge s'il connaissait une amie à lui,
qui se prénommait Clara et jouait du violoncelle.
Le vieux monsieur lui expliqua que les miliciens
étaient venus, et qu'ils avaient emmenés les
juifs, même des enfants, mais ils avaient un
ordre officiel signé Papon, précisa t'il.
Le jeune homme, dévasté, se fit la remarque
idiote que la loge sentait l'urine de chat.
"Vous êtes de la famille de Clara Kaplan ?"
lui demanda le concierge.
Il s'entendit répondre : "Nous allions nous marrier",
alors le vieux monsieur qui sentait l'urine de
chat lui remit le violoncelle dans son étui.

Après avoir eu les mains brisées par des
gardiennes polonaises, Clara Kaplan mourut à
Ravensbrück en avril 1944.


L'autre soir, à la télévision, on nous montra
l'arrivée en hélicoptère de Maurice Papon à la
prison de Fresnes.
Dans la foule massée devant la maison d'arrêt,
on voyait un vieux monsieur portant des
lunettes de myope qui attendait, anachronique,
face aux Terminators du cordon C.R.S.
Quand l'hélicoptère amenant l'immonde se posa
dans la cour sous les huées des voleurs d'autoradios,
le vieux monsieur leva les bras et tendit très haut
un carton sur lequel, d'une écriture appliquée,
avec des pleins et des déliés, il avait juste écrit "Clara".

# Posté le lundi 07 août 2006 21:58

Modifié le lundi 07 août 2006 22:40

1 mois

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# Posté le lundi 31 juillet 2006 16:17

Modifié le vendredi 22 juin 2007 00:31

je veut des crèpes ! avec des pommes au caramel ! je veut plus avoir mes règles ! s'il vous plééééé

J'ai pris le train comme tous les jours. Dix minutes à l'intérieur, plus d'une heure à attendre sur les deux quais. C'est pas la mort, mais l'ennui assuré. Une fois dans le train, j'ai posé ma tête contre la fenêtre, j'ai allumé mon MP3, comme je le fais toujours. Je me sors du monde réel, je prends un peu de répit. Tu es venu t'assoeir juste en face de moi. Tu as collé ta tête à la même vitre et tu as croisé mon regard.

-Tu pleures?
-Non.
-On dirait.
-Tant pis.
-Tu l'as oublié?
-Non.
-Tu l'aimes?
-Non.
-Mais tu ne l'as pas oublié?
-Non.
-Pourquoi?
-Je ne sais pas, je n'y arrive pas.
-Pourquoi?
-Il était tout. Je me retrouve sans rien.
-Mais il est là.
-Oui.
-Tu n'es pas sans rien.
-Un autre ou lui, c'est pas pareil.
-Pourquoi?
-Il disait qu'on ne pouvait pas m'oublier.
-Et?
-Je n'arrive pas à l'oublier.
-Tu l'aimes?
-Non.
-Pourquoi?
-Il avait dit qu'il partirait mais aussi qu'il reviendrait. Il avait dit qu'il ne voulait pas que je pleure, et surtout pas à cause de lui. Il avait dit que j'étais tout, et qu'il ne voulait pas me perdre. Il avait dit m'aimer. Il est parti et il n'est pas revenu.
-Et tu ne l'aimes plus pour ça?
-Je ne suis plus sûre qu'il ait existé.
-Il t'a écrit pourtant?
-Je préférerais l'oublier.
-Pourquoi?
-Il me disait qu'il allait revenir, il me disait que rien ne serait fini si on y croyait encore. Mais je n'y crois plus. Je ne le connais plus. Ca fait si longtemps qu'il est parti. Je ne l'aime pas. Je l'ai aimé, mais je me souviens plus quand, et je sais plus si je l'aimais beaucoup, ou juste assez. Je sais plus si je posais souvent ma tête contre son torse, si je décoiffais ses cheveux, si je posais ma tête contre son corps pour sentir son parfum, je sais plus si ses je t'aime me faisait frissoner ou pleurer, je sais plus s'il me disait je t'aime. Je ne sais plus si je soupirais lentement en écoutant battre son coeur quand il dormait, je ne sais plus s'il prenait souvent ma main pour la poser sur son coeur pour me prouver combien il m'aimait, je ne sais plus s'il me portait dans ses bras pour faire de moi une princesse, je ne sais plus si mes souvenirs sont réels ou si ce sont des rêves.
-Il t'attend à la gare.

trouvé sur http://alternatives.c0wb0ys.org/
je veut des crèpes ! avec des pommes au caramel ! je veut plus avoir mes règles ! s'il vous plééééé

# Posté le samedi 10 juin 2006 14:30